Le programme du Festival de la Communication Santé 2017

Cette année encore, la 28ème édition du Festival de la Communication réserve des nouveautés et un contenu à la hauteur de cet événement incontournable pour l’écosystème de la santé.

Vous souhaitez assister au Festival ou participer en proposant une de vos campagnes de communication ou une de vos solutions E-santé, il est encore possible de le faire ici :

Voici en détail le Programme :


Lire la suite

Publicités

La maturation de Twitter l’éloigne-t-il du grand public ?

Voilà presque 7 ans que Twitter a été créé. 7 ans, c’est à la fois une éternité à l’échelle du web, mais c’est une période relativement courte pour en faire Le media d’information de référence. De référence pour qui ? C’est là toute la question… Car si le succès de Twitter n’est plus à démontrer, les usages réels l’orientent immanquablement vers la sphère professionnelle, surtout en France. Des chiffres intéressants sont parus à ce sujet dernièrement, profitons-en pour faire le point.

Il y a actuellement près de 200 millions d’utilisateurs de cette plateforme de microblogging (Twitter now has 200 million monthly active users, up 60 million in 9 months), cette statistique officielle vient mettre fin à un long débat sur le nombre exact de comptes créés et surtout le taux très important de comptes inactifs. Vous trouverez également d’autres chiffres intéressants ici : 20 statistiques bluffantes sur Twitter. 200 millions d’utilisateurs actifs dans le monde, ça représente tout de même une sacrée base d’utilisateurs, mais c’est toujours moitié moins que Weibo, le grand rival chinois édité par Sina qui totalise 400 millions d’utilisateurs (Sina CEO Battle Cry: Time to Restructure, Focus on Weibo, Go Mobile First).

Concernant le marché français, il fallait jusqu’à présent se contenter des statistiques de Social Bakers (Twitter Stats France), mais heureusement Comscore nous fournit des chiffres plus précis : Who Is Using Twitter in France?. Il y a donc 5,5 millions d’utilisateurs français de Twitter, ce qui fait de la France le 7ème pays, avec une majorité d’utilisateurs de plus de 55 ans.

Répartition de l’audience de Twitter en France

Dire que je suis surpris par cette répartition serait un euphémisme. Nous pouvons néanmoins expliquer cette progression spectaculaire des plus de 55 ans par le fait que Twitter est devenu le média instantané de référence pour les journalistes et personnalités politiques. Les peoples et sportifs sont présents en masse, mais leurs tweets sont republiés sur d’autres plateformes (Facebook…) afin de toucher un public plus large, dispersant ainsi les conversations.

Contrairement aux marchés américains ou chinois, je constate de façon empirique que Twitter est une plateforme sociale majoritairement BtoB, dans la mesure où les métiers de la communication, du marketing ou du journalisme y sont encore largement surreprésentés. Cela ne veut pas dire que l’on n’y croise pas d’utilisateurs qui en font un usage personnel, mais que les conversations sont plutôt tournées vers des domaines professionnels. Particulièrement prisé par les hommes et femmes politiques, le gouvernement essaye tant bien que mal de réguler les échanges et de minimiser les dérapages (Can the French civilize Twitter? Should they try?). De même, une jurisprudence est petit à petit en train de se constituer pour donner un cadre juridique un peu plus formel aux tweets et surtout aux retweets qui posent visiblement problème : Les conséquences juridiques du retweet.

Nous en arrivons donc à LA grande question : faut-il être présent sur Twitter ? Oui, indéniablement, car les leaders d’opinion y sont. Entendons-nous bien : être présent ne veut pas dire publier 10 tweets par heure et acheter des followers, mais plutôt surveiller de près ce qui s’y passe et communiquer de façon active si cela s’intègre dans une architecture sociale cohérente. À partir du moment où vous avez pris la décision d’installer votre marque sur les médias sociaux, Twitter est un support indispensable, mais le fait d’ouvrir un compte n’est pas un objectif viable, il va falloir y trouver votre place, votre audience et votre rythme de publication.

Le minimum qu’une marque puisse faire se résume en trois choses :

Écouter les conversations pour avoir une idée précise de ce qui se dit sur votre marché, vous et vos concurrents ;Relayer les informations concernant votre marque et vos produits ;Répondre aux questions des internautes, même si ça demande un minimum d’organisation et de moyens (J’ai testé le SAV des marques sur Twitter).

Une fois ces trois fondamentaux assurés, il n’y a pas vraiment de règle : vous pouvez y prendre la parole de façon nominative, localisée ou globale. Vous pouvez y adopter une tonalité informelle ou très institutionnelle. Il n’y a pas vraiment de bonne ou de mauvaise façon d’utiliser Twitter, tout dépend de la culture de votre marque et du temps que vous souhaitez y investir. La chose la plus importante à avoir en tête est que l’orientation journalistico-politique de Twitter influence nécessairement l’évolution de son audience. Il faut ainsi être très motivé pour ouvrir un compte aujourd’hui et commencer à tweeter dans le vide (il est plus simple de publier des messages ou photos dans Facebook). C’est dans ce contexte que j’extrapole sur un éloignement potentiel du grand public, mais ça ne reflète absolument pas la volonté de l’éditeur, charge à lui de fédérer et développer des poches communautaires, mais il devra alors affronter la terrible concurrence de Google+ (Google lance les communautés, LA killer app de Google+).

Je m’interrogeais en 2009 sur l’évolution de l’audience de la plateforme (Twitter a-t-il atteint le point de bascule ?), il semblerait qu’elle se soit maintenant stabilisée. La prochaine étape de maturation va être de définir des indicateurs de performance (KPIs) qui soient compris et exploités par l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Il y a encore aujourd’hui une obsession malsaine pour le nombre de followers, alors que les indicateurs d’engagement, d’autorité ou de résonance sont bien plus pertinents. Mais ceci pourra faire l’objet d’un autre article…

Sources www.mediassociaux.fr