PRIX EDF PULSE 2016 : LES EXPERTS AUSCULTENT LES PROJETS E-SANTÉ

Les projets présentés dans la catégorie e-santé devront avoir les reins solides pour mériter le coup de cœur d’un jury. Originalité, solidité du modèle économique, intérêt pour les patients et la société… sont autant de critères passés au crible des experts.

Les dix experts qui prennent place autour d’une table au siège d’EDF, à Paris, ne sont pas là pour s’amuser mais pour distribuer des cartons : un bristol vert et le projet intègre la short-list des Prix EDF Pulse 2016 qui sera présentée au grand jury ; un rouge, et le dossier est retoqué. Dans la catégorie e-santé, parmi plus des cents candidatures reçues, 82 sont encore en lice ce 7 janvier au matin. Outils de diagnostic à distance, robots d’assistance, aide à l’autonomie et à la rééducation, télémédecine, plateformes médicales….

« Il ne devrait pas être difficile de sélectionner une dizaine de projets de grande qualité », déclare Benjamin de l’agence d’innovation Fabernovel associée à la compétition. La preuve : après trois heures de discussions consacrées à la seule sous-catégorie « surveillance et autonomie / e-rééducation », sept fiches accrochées au mur  s’ornent d’un macaron, symbole d’un coup de cœur du jury.

UNE SÉLECTION POINTUE

Le comité compte des spécialistes de la santé et des investisseurs aguerris dont la connaissance des technologies déjà disponibles sur le marché sert de garde-fou et de caution scientifique : Club Digital Santé, Office du transfert de technologie de l’AP-HP, CEA Investissement, Kurma Partners, …. « Les experts extérieurs à EDF ont un rôle majeur pour juger de l’originalité et de la viabilité des projets e-santé, confirme Valérie Mallet-Kock, en charge des Prix EDF Pulse. Nous recherchons des pépites, des start-up innovantes dont la technologie est à même de bouleverser la santé du futur. Mais notre sélection ne s’arrête pas au côté spectaculaire de certaines propositions : il faut encore s’assurer de leur pertinence et de leurs chances de s’imposer sur le marché. »

Les discussions sont animées, ponctuées de moments d’enthousiasme pour une stratégie bien ficelée ou pour l’ergonomie aussi simple qu’audacieuse d’un dispositif médical. Nouveau motif de satisfaction quand le jury relève qu’un candidat malheureux du concours de l’an passé à « nettement amélioré sa méthode d’exploitation des données » : il aura peut-être sa chance cette année. Une approche originale de la commercialisation d’un produit, censée faciliter sa large diffusion, marque aussi des points.

DES INNOVATIONS AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ

La sélection est pourtant rude, le jury intransigeant, tout bonnement par professionnalisme. « Un projet comme celui-là peut vous paraitre intéressant en France mais il en existe 50 en Europe », pointe ainsi Corinne Marsolier, de l’association Angels Santé.  « Ce dossier est un peu léger mais l’équipe est vraiment solide » déclare Alain Horvais, du fonds de capital risque Kurma Partners. Et cet autre projet qui entend révolutionner l’hôpital ? « Il ne tient pas compte du facteur humain », juge Véronique Ezratty. Médecin au sein du groupe EDF, également praticienne au centre de lutte contre le cancer Gustave-Roussy, elle attache en effet la plus grande attention à un autre critère de sélection : « le progrès qu’il apporte à la société ». La qualité et l’implication des porteurs de projet sont tout aussi fondamentales dans la mesure où EDF souhaite accompagner les lauréats des Prix EDF Pulse sur le long terme et non pas seulement les soutenir financièrement.

LE COMITÉ E-SANTÉ

  •  Nathalie Bissot-Campos – Club Digital Santé
  •  Gilles Cerardi – EDF Commerce
  •  Myriam Chatry – EDF DRH
  • Véronique Ezratty – EDF – Service d’Etudes Médicales
  •  Florence Ghrenassia – AP-HP
  •  Celia Hart – CEA Investissement
  •  Alain Horvais – Kurma Partners
  •  Gaël Le Boulch – EDF Commerce
  •  Corinne Marsolier – Angels Santé
  •  Olaf Maxant – EDF Recherche et développement

Une sélection qui fait émerger des projets conjuguant audace et réalisme.

Source : 2016 EDF Pulse Awards: experts assess e-health projects | EDF Pulse, Prix de l’innovation

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Orphanet , plateforme des maladies rares, lance son application

 

L’application Orphanet vous permet d’accéder à la liste des maladies rares, à leur description et aux ressources qui y sont associées. Consultez les recommandations d’urgence en accès rapide. Trouvez les coordonnées des consultations expertes et des professionnels.

 

Une fonctionnalité vous donne la possibilité de mettre en favori les pages et les PDF que vous souhaitez pouvoir retrouver en un clic. Il est également possible d’annoter certaines pages.

 

Les données disponibles sur l’application Orphanet correspondent à celles téléchargées lors de sa dernière mise à jour. Il est donc important de mettre à jour l’application à chaque fois que possible afin d’avoir accès aux données les plus récentes et d’ainsi profiter au mieux des services d’Orphanet sur votre mobile.

 

Télécharger sur l’apple store : https://itunes.apple.com/fr/app/orphanet-le-portail-mobile/id605792786?mt=8&ign-mpt=uo%3D4

Langues: Français, Allemand, Anglais, Espagnol, Italien, Portugais

Configuration requise : Compatible avec l’iPhone 3GS, l’iPhone 4, l’iPhone 4S, l’iPhone 5, l’ iPod touch (3e génération), l’iPod touch (4e génération), l’iPod touch (5e génération) et l’iPad. Nécessite iOS 6.0 ou une version ultérieure. Cette app est optimisée pour l’iPhone 5.

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Vers une certification des applications mobiles de santé | Proxima Mobile : applications et services gratuits sur mobile pour les citoyens

See on Scoop.ite-santé,m-santé, santé 2.0, 3.0

Portail des applications et de services aux citoyens sur téléphone mobile, coordonné par la Délégation aux usages de l’Internet (Ministère de la Recherche / Ministère de l’Industrie) .

See on www.proximamobile.fr

e-zyou : application Android pour les parents d’adolescents et services d’urgences !


Pourquoi? | e-zyou

Le téléphone portable est un objet incontournable de notre quotidien. Nos enfants veulent des téléphones portables de plus en plus performants.

L’utilisation d’un téléphone nécessite un accompagnement tout comme lorsqu’on apprend à traverser la rue. Ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un Smartphone.

68% des parents ont appliqué une restriction du téléphone, interdisant de répondre pendant des moments précis, tels que les repas en famille, l’école, le temps des devoirs etc.

Ces outils fantastiques transforment notre façon de communiquer, de travailler, d’informer, et de jouer. Mais ces super-téléphones sont bien souvent des causes de distractions en classe, et pendant les devoirs.e-zyou (dire « easy you ») vous permet d’accompagner votre enfant dans son apprentissage de l’utilisation responsable d’un Smartphone Android.

e-zyou est une solution simple pour bloquer certaines fonctionnalités (applications, jeux, appels, SMS) pendant une période de temps définie, selon le jour, ou en fonction de la consommation.

Grâce à e-zyou, vous serez notifié si votre enfant compose le numéro des urgences ou des services de police ou s’il les contacte par l’intermédiaire du « widget » e-zyou. Ce widget propose également de consulter une « Fiche Urgence » permettant aux services de secours de connaître les contacts principaux, allergies, et autres informations concernant votre enfant en cas de besoin.

Installez e-zyou sur le téléphone de votre enfant, et gérez ses fonctionnalités depuis n’importe quel ordinateur disposant d’une connexion internet via le portail parental sécurisé.

e-zyou est une application pédagogique pour aider les parents tout en respectant l’intimité de l’enfant. Ainsi, ce dernier sera toujours informé de la présence de e-zyou sur son téléphone.

Dans ce même esprit, nous ne permettons pas aux parents de consulter le contenu des messages, photos, ou vidéos envoyés ou reçus sur le téléphone. Vous pourrez, en revanche, savoir quand et à qui un élément a été communiqué. e-zyou ne s’inscrit pas dans une logique d’espionnage mais d’éducation.

Attention, e-zyou ne remplace pas les parents; le dialogue et l’éducation ne peuvent pas être installés sur un téléphone.

61% des parents estiment qu’ils n’auraient pas pu faire autrement, le mobile est « un passage obligé ».

Sources : Pourquoi? | e-zyou.

Gérard de Pouvourville : « Il faut trouver un modèle économique viable pour les différentes applications de e-santé » | esante.gouv.fr, le portail de l’ASIP Santé

Interview de Gérard de Pouvourville, professeur titulaire de la Chaire Santé à l’ESSEC – Directeur de l’Institut de la Santé

Quel est aujourd’hui l’impact des systèmes d’information de santé tant sur l’organisation des soins que dans la relation entre les différents acteurs de santé ?

La possibilité, pour les acteurs de santé, d’avoir accès à des données sur la consommation de soin et le fonctionnement du système de santé est un atout considérable. Ces différentes données permettent d’analyser et d’évaluer le fonctionnement de ce système, de repérer ses dysfonctionnements, de réaliser des études et d’émettre des recommandations. À côté de cet usage des données par les décideurs et les acteurs de santé, toute une économie sur l’offre de soins et de services se développe à l’intention des usagers. L’idée étant qu’un large accès à l’information peut améliorer le comportement des consommateurs.

Par exemple, la mise en place du DMP (Dossier Médical Personnel), lorsqu’il sera réellement opérationnel, permettra de fluidifier la circulation de l’information entre les professionnels de santé. Des travaux américains montrent que la mise à disposition pour les professionnels de santé d’un dossier patient partagé informatisé est un investissement essentiel qui permet de garantir la continuité, la qualité et l’efficience du suivi des patients.

En quoi la e-santé participe-t-elle à la qualité et à la sécurité des soins ?

Au-delà des échanges d’information, qui participent pleinement à l’amélioration de la prise en charge des patients, les dispositifs de téléconsultation et de télésurveillance présentent un intérêt majeur. Ils permettent, pour le premier, de remédier à la désertification médicale de certaines régions et, pour le second, d’améliorer considérablement le suivi des patients.

Il est possible, par exemple, de surveiller à distance les paramètres de défibrillateurs cardiaques portés par certaines personnes et d’intervenir en cas de besoin.

Toutes ces applications présentent un bénéfice potentiel important, mais l’on a encore des incertitudes et parfois des réticences en France sur leur financement, sur la rémunération des professionnels qui les utilisent ou encore, dans le cadre de la téléconsultation, sur des questions de responsabilité juridique.

Quel état des lieux peut-on aujourd’hui dresser du secteur de la e-santé d’un point de vue économique ?

C’est un secteur qui compte déjà des acteurs majeurs qui offrent des solutions plus ou moins larges de télémédecine ou de télésurveillance ou encore des SSII spécialisées dans l’ingénierie de système à destination du secteur de la santé. Globalement, le secteur de la e-santé pourrait se développer très rapidement.

C’est en effet un domaine d’investissement intéressant pour l’économie, l’innovation et la croissance du pays, mais aussi l’amélioration du système de santé. Il faut donc trouver un modèle économique viable pour les différentes applications de e-santé afin de lever les freins à leur développement.

Sources :  esante.gouv.fr